Une parure indispensable
« Gardenia Taitensis est la parure ordinaire et l’intermédiaire mystérieux de la galanterie indigène ». L’importance ornementale du Tiare Tahiti est bien résumé par cette formule de Jean Nadaud (1834-1898), docteur en médecine et chirurgien de marine qui passa une grande partie de sa vie à étudier la flore polynésienne mais également les usages qui en étaient faits.
La Tiare Tahiti était ainsi au centre de l’ornementation florale, une pratique traditionnelle véritablement hissée au niveau d’art par les Polynésiens, tant est grande la complexité des ses réalisations végétales. Il semble en avoir été ainsi dans les temps les plus anciens.
« Les guirlandes et les couronnes parfumées étaient, comme aujourd’hui, portées par tout le monde. On portait aussi souvent une fleur à l’oreille. La Tiare qui, autrefois, était réservée aux jeunes filles est devenue la fleur des amoureux, car chez ces êtres heureux et insouciants, la langage des fleurs a un sens profond. » explique Teuira Henry dans Tahiti aux temps anciens, précieux ouvrage sur la société pré - européenne rédigé à partir de notes recueillies au début du XIXème siècle.
Placée sur l’oreille en bouton pour les hommes ou ouverte pour les femmes, la fleur de Tiare Tahiti reste encore aujourd’hui une ornementation et un accessoire de mode incontournable, notamment pour les vahine.
L’offrande d’une fleur de Tiare Tahiti aux visiteurs de la Polynésie française n’est donc pas un geste folklorique mais bien un acte profondément enraciné dans la culture. Dans les îles polynésiennes plus qu’ailleurs, la flore était et est une des bases de l’ornementation. Les Polynésiens ont su et savent encore utiliser à merveilles les richesse de leur environnement et notamment, leurs fleurs.
L’offrande d’une fleur aux visiteurs n’est donc pas un geste folklorique mais un acte profondément enraciné
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